Dans un silence politique total, l’armée ennemie tente d’avancer au nord du fleuve Litani à partir du village de Zawtar, dans le but de contrôler des hauteurs stratégiques lui permettant d’exercer un contrôle de feu sur la ville de Nabatieh et d’éliminer, selon ses affirmations, des positions de la résistance situées sur les hauteurs de « Ali al-Taher ». Ces mouvements expliquent les bombardements aériens intensifs visant les villages entourant la ville ces derniers jours.

De leur côté, les communiqués de la résistance indiquent que l’ennemi fait face à de violents combats dans la région. Après la diffusion, hier soir, d’images aériennes montrant des chars et des véhicules militaires déployés dans le village de Zawtar Est, au nord du Litani, la résistance a publié 32 communiqués militaires, dont neuf confirmaient des attaques contre les véhicules présents à Zawtar.

Sur le terrain, l’armée ennemie cherche à grignoter des zones géographiques stratégiques et à établir une tête de pont pour ses forces au nord du Litani. Cette position pourrait ensuite être utilisée soit pour obtenir des gains politiques dans les négociations avec les autorités libanaises, soit pour étendre davantage son contrôle territorial en cas de poursuite de l’offensive militaire.

Cependant, le contrôle du village de Zawtar ne signifie pas le contrôle de tous les villages situés au-delà. Ce village constitue le point le plus proche de la frontière de la Palestine occupée vers la région située au nord du Litani, et les tentatives d’avancée dans cette zone visent à ouvrir la route vers la ville de Nabatieh et ses environs.

Par ailleurs, cette avancée devrait accroître la charge logistique et humaine pesant sur l’armée ennemie, notamment en raison de l’utilisation par la résistance de drones kamikazes capables de frapper sans engagement direct. La résistance concentre ses attaques sur les véhicules de soutien et de ravitaillement, notamment les unités de communication et les transports de carburant, ainsi que sur les bulldozers utilisés pour ouvrir des voies aux chars et les positions d’artillerie, perturbant ainsi les mouvements des troupes et accentuant la pression psychologique sur les soldats.

En conclusion, les combats ont démontré l’incapacité des forces ennemies à établir des positions fortifiées dans le sud du Liban malgré 86 jours de guerre. Leur présence sur le terrain dépend désormais soit d’une avancée, soit d’un retrait, car le maintien dans des positions fixes les transforme en cibles directes pour la résistance.